Mis à jour le 23 février 2026
Les informations concernant les difficultés budgétaires rencontrées par les universités en France peuvent susciter des interrogations, voire des inquiétudes. Cette FAQ a pour objectif de vous éclairer de manière transparente sur la situation actuelle, ses conséquences concrètes pour votre vie étudiante, et les mesures mises en place pour vous accompagner au mieux.
Les universités traversent une période complexe, marquée par des contraintes financières nationales qui impactent leur fonctionnement. Cependant, votre réussite et votre bien-être restent au cœur des priorités de l’Université Bordeaux Montaigne.
Vous trouverez ici des réponses claires aux questions les plus fréquentes : impacts sur les enseignements, les infrastructures ou les aides financières ? Comment l’université s’organise-t-elle pour maintenir la qualité de votre formation ?
Une rencontre avec Alexandre Péraud, Jane Sadran et François-Xavier le Bourdonnec, respectivement président, et membres de l’équipe présidentielle, vise à éclairer la situation. Ils y expliquent concrètement les conséquences des restrictions budgétaires sur la vie de l’université et sur la poursuite de vos études, afin de vous apporter des réponses claires, transparentes et rassurantes.
Consultez régulièrement cette FAQ, qui sera mise à jour. Pour toute question spécifique, les services de l’université restent à votre écoute, n’hésitez pas à les solliciter.
Oui.
L’Université Bordeaux Montaigne garantit la continuité des enseignements, des examens et la délivrance des diplômes.
Les transformations engagées ont pour objectif de sécuriser durablement le fonctionnement de l’université voire d’améliorer les conditions d’étude afin que les étudiant·es puissent poursuivre leur cursus dans des conditions stables et prévisibles.
Non.
Les diplômes délivrés par l’Université Bordeaux Montaigne conservent leur reconnaissance nationale et leur valeur académique.
Il peut toutefois arriver que certaines formations ferment, mais pour des raisons indépendantes des mesures financières actuelles :
Ces situations relèvent de la vie normale de l’offre de formation, pas d’une remise en cause des diplômes existants.
Oui.
La tenue des cours, des examens et la validation des diplômes constituent une priorité absolue pour l’Université Bordeaux Montaigne.
Non.
Les services aux étudiant·es sont maintenus.
En revanche, l’université peut être amenée à ajuster certaines modalités d’organisation (horaires, priorisation de certaines missions, organisation interne), afin de garantir la continuité du service dans un cadre soutenable.
Non.
Les bourses sur critères sociaux, le logement étudiant et la restauration universitaire relèvent du CROUS et de l’État, et non du budget de l’Université Bordeaux Montaigne.
Les décisions budgétaires de l’université n’ont aucun impact sur le montant des bourses.
Qui fait quoi ? À retenir :
Oui.
Les bibliothèques et espaces de travail de l’Université Bordeaux Montaigne restent ouverts.
Comme pour l’ensemble des services, certaines adaptations organisationnelles peuvent être envisagées, mais la continuité de l’accès pour les étudiant·es est garantie.
Aucune suppression de diplôme n’est décidée pour des raisons budgétaires.
Certaines formations peuvent toutefois être fermées ou mises en veille lorsqu’elles :
Il est important de distinguer :
L’Université Bordeaux Montaigne pourrait parfois accueillir davantage d’étudiant·es, ou dans de meilleures conditions, si l’offre était moins dispersée ou moins lourde.
L’université s’est fixé un objectif de référence global pour ajuster le volume d’enseignement, mais il ne s’agit pas d’une mesure uniforme ni automatique.
Il n’existe pas une seule solution, mais un ensemble de propositions d’organisation pédagogique, combinables selon les formations, par exemple :
L’objectif est d’atteindre un équilibre sans dégrader la qualité des formations, conformément à la logique ECTS (charge globale inchangée).
Non.
Les ajustements visent précisément à éviter que l’enseignement repose excessivement sur des vacataires ou sur les heures complémentaires (heures d’enseignement assurées par les enseignants et les enseignants-chercheurs au-delà de leur service statutaire annuel), ce qui fragilise à la fois la qualité pédagogique et le travail de recherche.
Cela peut varier selon les formations.
L’objectif de l’Université Bordeaux Montaigne est de limiter autant que possible les effets négatifs sur les conditions d’enseignement, en tenant compte des réalités pédagogiques et sociales.
Des ajustements peuvent être envisagés, par exemple lorsque des options sont très faiblement choisies.
Ils sont pensés dans un cadre pédagogique maîtrisé, sous la responsabilité des équipes de formation.
Oui.
Ces dispositifs sont essentiels à la réussite et à l’insertion professionnelle des étudiant·es de l’Université Bordeaux Montaigne et sont maintenus.
L’Université Bordeaux Montaigne est très attachée à l’emploi étudiant.
Ce n’est pas en contradiction avec la réussite académique, mais pour la rendre possible.
L’emploi étudiant permet :
L’emploi étudiant est un outil d’ajustement, pas une incitation à travailler davantage.
C’est aussi une manière pour l’université de proposer des alternatives face à une contrainte sociale qu’elle ne maîtrise pas entièrement.
L’administration générale est par ailleurs mobilisée pour rechercher et mobiliser des cofinancements afin de maintenir ces emplois.
Oui, lorsque le financement du poste est identifié et sécurisé.
Les emplois étudiants sont maintenus, mais mieux pilotés dans le cadre du budget de l’université.
Non.
Une année de licence correspond à une charge globale de 1 500 à 1 800 heures de travail étudiant (ECTS), incluant cours, travail personnel, projets et évaluations.
Ajouter du présentiel n’est jamais neutre socialement.
L’Université Bordeaux Montaigne veille à garantir des parcours soutenables et compatibles avec la réalité sociale des étudiant·es.
L’université a identifié un décrochage progressif entre :
À titre d’ordre de grandeur :
Sans action, l’université continuerait à accumuler des déficits et s’appauvrirait, au risque de ne plus pouvoir faire face à ses dépenses, notamment salariales.
Non.
L’Université Bordeaux Montaigne fonctionne normalement.
Mais les tensions financières rendent nécessaire une action responsable pour préserver l’avenir.
Chaque année de déficit, l’université a puisé dans ses réserves.
En 2026, les réserves mobilisables arrivent à leur limite.
C’est précisément pour cette raison qu’il est nécessaire d’agir maintenant.
Non.
C’est l’État qui fixe chaque année le montant de la dotation qu’elle verse à l’université dénommée SCSP – Subvention pour Charges de Service Public, qui constitue l’essentiel des sources de financement de l’Université Bordeaux Montaigne.
La présidence peut demander davantage de moyens — et elle le fait — mais ne décide pas seule du niveau des ressources allouées.
Les décisions s’inscrivent dans :
des budgets décidés et votés par les instances de l’université.
La présidence de l’Université Bordeaux Montaigne a la responsabilité de :
En cas de déséquilibre budgétaire, le recteur, représentant de l’État, exerce un contrôle renforcé voire peut mettre l’Université sous tutelle. C’est ce que l’équipe de direction de l’université veut éviter.
Non.
Certaines décisions sont prises, d’autres sont encore en cours de travail.
L’université s’engage à informer régulièrement la communauté étudiante.
Non.
La création de postes dépend :
et du plafond d’emplois fixé par l’État.
L’Université Bordeaux Montaigne compte environ 425 enseignants-chercheurs titulaires, auxquels s’ajoutent des enseignants contractuels.
Environ 200 000 heures équivalent TD par an.
Un enseignant-chercheur titulaire a un service statutaire de 192 heures équivalent TD par an.
Même dans une hypothèse maximale, ces enseignants-chercheurs titulaires ne peuvent couvrir qu’environ 40 % de l’offre totale.
Un recours excessif aux HCC pèse sur :
le rayonnement académique de l’université.
À court terme, l’Université Bordeaux Montaigne pilote le recours aux heures complémentaires (HCC) et aux vacations.
À moyen terme, l’enjeu est d’aligner l’ampleur de l’offre de formation qui sera mise en œuvre à partir de 2028 sur les capacités réelles de l’établissement.
Elle fait face à des contraintes comparables à celles des autres universités en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales.
Les profils, disciplines et structures de coûts étant très différents, une comparaison directe n’est pas pertinente.
Sur les supports institutionnels de l’Université Bordeaux Montaigne :